Mis en avant

Révolution Numérique : La jeunesse guinéenne face aux défis du monde moderne!

Après la révolution industrielle et celle de l’internet, place à la révolution numérique. Partout dans le monde,  la technologie, grâce au web, a enregistré un gros boom. On crée, on innove et on partage à travers le digital.

 L’accès à l’internet et la baisse progressive des coûts des objets électroniques (smartphones, ordinateurs portables, tablettes numériques) permettent à des milliards de personnes d’en profiter. Selon les rapports de la plateforme  Hootsuite et de l’agence We Are Social, 57% des humains sont connectés.

Statistiques sur l’utilsation de l’internet dans le monde

Internet est devenu un outil incontournable dans notre société. Grâce à ses nombreuses utilités, beaucoup ne peuvent s’en passer. Des réseaux sociaux aux sites de e-learning en passant par les sites d’informations, ce sont des milliards d’utilisateurs qui s’enregistrent chaque heure. 

Comme vous devez le remarquer, le monde est en train de se digitaliser. Nous assistons à la quatrième révolution mondiale, celle du numérique. ! Partout, même dans les coins les plus reculés du monde, l’ingéniosité de certains geeks fait désirer. 

Cependant, qui dit digital, dit solution. C’est pourquoi dans les nations développées, tous les types de professionnels utilisent l’internet, l’ordinateur et tous les outils qui y sont liés pour résoudre des problèmes, répondre à des besoins ou relever des défis. 

La Guinée, à l’instar de nombreuses nations africaines, malheureusement très en retard, a longtemps été un spectateur dans l’arène des challenges technologiques. Le sous-développement ne nous a pas permis de prospérer sur le web. 

Les métiers du web sont souvent très méconnus. Si ailleurs, c’est dans les universités que naissent des projets qui changent le destin de l’humanité, ici on est encore dans une méconnaissance, presque, des outils de base du numérique. 

Avec nos laboratoires sous équipés et dans un piteux état, nos Programmes d’enseignement qui ne nous permettent en rien de s’en sortir dans la jungle du numérique et notre retard accablant en matière d’accès à l’électricité et à l’internet, notre pays se voit tituber loin derrière les autres nations. 

En Guinée, la situation socio-économique du pays devrait, considérablement, progresser grâce au numérique. En fait, l’accès au numérique devrait permettre aux étudiants de s’améliorer et aux entreprises de progresser. Les cours en ligne peuvent et doivent être une alternative pour les nombreux étudiants victimes de la mauvaise qualité de l’éducation guinéenne. Car la plupart des internautes locaux qui surfent  quotidiennement sur les réseaux sociaux ont les moyens de prendre des cours sur les web. Malgré la mauvaise qualité de l’internet, il est possible de visionner des vidéos de formations et de partages d’expériences. 

Innovateur

Aujourd’hui, la chance que la Guinée a, comme depuis toujours, c’est sa jeunesse. Elle est en train de rehausser la courbe et de changer à jamais, notre belle Guinée. Pour savoir comment, faites un tour sur internet, vous verrez sans doute Boubacar Sow qui créa au fouta, des appareils volants, Mountaga Keita qui se tient debout avec un ordinateur made in Guinea ou encore avec sa tablette capable de diagnostiquer le CoViD-19, l’Incubateur Jatropha Hub avec son cortège de Génie qui passent leur journée à retourner circuits imprimés et arduino pour enfanter un système qui répond un besoin, Serge Abraham Thaddé qui a tout appris ici sur web et qui nous créa avec son équipe AFRICAN HEROES, un jeu HD made in Guinea. 

Formation en ligne

De plus en plus de personnes apprennent à travers le digital sur edX, Udemy, Coursera, Moocs… Ils s’y investissent pour faire du chiffre dans l’économie numérique. 

Les marchés guinéens se minutirisent et se font désormais transporter dans des smartphones à travers des applications mobiles de E-market. Le pays accélère sa croissance digitale et essaie même de numériser certains services de l’Etat. Nous avions vu récemment la plateforme présentée par le ministère guinéen du budget, permettant télédéclarer et payer en ligne les impôts. 

L’émergence de la Guinée s’appuiera sans doute sur les efforts de digitalisation. La fibre optique et l’accès permanent à l’électricité vont permettre de booster à coup sur l’innovation technologique, surtout dans le domaine du numérique.

En attendant le grand appui de l’Etat aux projets numériques et la mise en place de tous dispositifs permettant à l’innovation de continuer son envol, profitons de la maigre avancée qui se fait sentir, consommons l’innovation locale ! Aidons les inventeurs locaux à rentabiliser leurs activités. 

Mis en avant

Djouldé, une autre innocente victime de la justice populaire.


C’était un Samedi matin, j’étais de passage à Madina, le plus grand pôle du commerce guinéen. Il faisait chaud. Le soleil venait juste d’atteindre le Zénith. Je marchais lentement avec mon sac à dos que j’ai préféré mettre devant pour devenir un sac à ventre. Des vendeurs ambulants, des dockers, des charretiers, des chauffeurs de taxi et de camions mesquins, des marchands et des acheteurs, tous étaient là.


Soudain, j’ai entendu des cris, au voleur ! Au voleur ! C’était tellement courant ici à Madina, d’ailleurs une raison de plus pour moi de garder mon sac à l’œil. Des jeunes, hommes, femmes se procuraient bâtons et pierres, criaient, insultaient, maudissaient le présumé voleur qu’ils poursuivaient tous. Plus le temps durait, plus le rassemblement s’étendait. D’après les dires, le jeune garçon seulement âgé de 17 ans se serait faufilé à l’intérieur d’une boutique pour chaparder un montant équivalent à 1000$ USD. Quelques minutes après, le garçon poursuivit se retrouve dans un lieu sans sortie facile. Des coups de rondins, encore et encore ! Des coups de pierres, il se retrouve à terre, trépassant et se vidant de son sang. Les uns s’écriait : Tuez-le, d’autres, remettez-le à la police. Rien de tout ça s’est produit, certaines personnes de la foule, les psychopathes l’attacha avec des ligotes enjolivées, le traina par terre. Le garçon resta paralytique un court instant puis ils l’on fait entourer de vieux pneu de véhicule. Un moment, l’odeur de l’essence se fait d’abord sentir ensuite, je vois le garçon dans une immense flamme…Le sang, il y en avait partout ici. La police arriva, puis dispersa la foule avec quelques tirs de pistolet. Le corps de l’adolescent calciné était tel que son visage restait moins identifiable. Le cadavre fut donc transporté à la morgue.

Le jeune s’appelait Djouldé, Premier fils de ses parents qu’il laissa au village à des centaines de kilomètres de Conakry, espérant trouver de quoi faire atténuer la misère de sa famille. Une famille qui cultivait la saison pluvieuse et dont les membres se dispersaient la saison sèche pour aller chercher quelques économies. C’est alors que Djouldé décida d’aller à Conakry où il portait des bagages et marchandait des emballages en caoutchouc pour avoir de l’argent.



Ce jour-là, Djouldé était assis à la terrasse d’une boutique pour se reposer. Après son départ, le propriétaire de la boutique remarqua qu’une partie de son argent avait disparue. Partant du fait que Djouldé était pauvre et que porter des bagages était son business, la victime du vol déduit que le jeune adolescent serait alors le voleur puis envoya des jeunes pour le prendre. Lorsque Djouldé s’était aperçu que le groupe de jeune qui l’appelait ‘’voleur’’ avait des bâtons en main, C’est là qu’il s’est senti menacé et s‘est mis à courir.


Après quelques jours d’enquêtes, les autorités se sont rendu compte que l’incontestable coupable du vol était toujours en fuite. En effet, il s’agit du neveu de la victime du vol qui, travaillait avec lui depuis des années. Il avait disparu soudainement depuis l’incident.


Djouldé avait lui aussi des rêves, des objectifs à atteindre comme tout le monde. Il est l’un des rares jeunes ay
ant choisis de travailler et de réussir ici en Guinée au lieu d’aller vers la méditerranée.



Combien de jeunes comme Djouldé sont victimes d’injustice, tabassés et calcinés par une foule en colère ? Pourquoi ne pas remettre un présumé voleur à la police afin de déterminer s’il est coupable ou non ?


Tant qu’une population a une telle mentalité, le pari d’une justice sociale serait loin d’être gagné et pourtant tel est le cas en Guinée et dans certains pays de l’Afrique subsaharienne. Il incombe à la population de collaborer avec les forces de l’ordre et la justice pour arrêter les criminels. Son rôle n’est pas de se rendre justice mais de veiller à ce que justice soit rendue à qui de droit. La justice populaire est une grave violation des droits de l’Homme, elle participe au boycotte des lois, les plus fondamentales et est donc l’une des causes de la faiblesse la justice de nos nations. L’Afrique subsaharienne se doit de relever le defis d’une justice équitable pour tous afin de pouvoir aller de l’avant.
Ce récit est une fiction inspirée par une pratique courante dans nos sociétés…

When to Go « All-In »

Laurie Stach

To take their startup to the next level, every founder must at some point decide to go “all in” and focus all their energy, attention, and sometimes money, on their company. Sometimes this means quitting your day job or taking a leave from college. It’s a scary leap, so you want to be sure you’re making it at the right time and for good reason. The choice is made even tougher by the fact that, on top of your own excitement, you may be seeing overly enthusiastic and misleading messages about how other entrepreneurs did it in the media.

There’s this romanticized notion of founders like Mark Zuckerberg, Steve Wozniak, Steve Jobs, Larry Page, Sergey Brin, Bill Gates, and many others dropping out of school when they had a eureka moment in their respective companies’ histories. But the “entrepreneurial dropout” is mostly a myth, with the reality being much more…

Voir l’article original 1 315 mots de plus

CODING CAMP : Une opportunité de formation pour les jeunes filles et femmes aux métiers du numérique.

Le Ministère des Postes, des Télécommunication et de l’Economie Numérique en partenariat avec la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique lance du 29 Novembre au 04 Décembre 2021 à Conakry, la toute première édition du projet de formation filles et jeunes femmes aux métiers du numérique : « CODING CAMP ».

Ce programme conçu exclusivement pour les jeunes filles et femmes de 12 à 25 ans a pour but de former 250 jeunes filles et femmes sur des thématiques riches et variées en vue de leur autonomisation et leur intégration dans les domaines technologiques.

Dans le souci d’élargir le champ de la formation, une plateforme hybride en ligne est conçue afin de faciliter la participation à ce programme.

Lien d’inscription : https://bit.ly/3rc4N5Q

Source : Ministère des Postes, des Télécommandes et de l’Économie Numérique

MPTEN #CEA #Codingcamp #Kibaro #GouvGn #Guinée

L’édition 2021 du « Prix Kofi Annan pour l’innovation en Afrique » est ouvert jusqu’au mercredi 1er décembre 2021.

Porté par la Chancellerie Fédérale d’Autriche, en collaboration avec ses partenaires, l’Accélérateur d’innovation du Programme Alimentaire Mondiale (PAM), l’Agence Autrichienne de développement et la Fondation Kofi Annan, ce prix recherche des entrepreneurs sociaux prometteurs avec des solutions numériques ou technologiques qui contribuent à améliorer la santé et le bien-être -être des personnes en Afrique conformément à l’ODD3.

Il vise à soutenir les entrepreneurs sociaux africains prometteurs dotés d’un modèle commercial durable dans le développement ultérieur de solutions numériques pour le bien commun.

Les candidats retenus seront invités à participer à un camp d’entraînement sur l’innovation et auront ensuite la possibilité d’obtenir une subvention pouvant aller jusqu’à 250 000 euros et de faire partie d’un programme d’accélération.

Envoyez dès maintenant votre candidature en cliquant sur ce lien : https://bit.ly/3cbKZGK

Pour en savoir plus => https://bit.ly/31RTpkK

Date limite de soumission : 1er décembre 2021

Source : https://www.bundeskanzleramt.gv.at

Tech224 #innovation #tech #entrepreneurs #santé #candidature #afrique #TheCallOfDuty

Un volet innovation rajouté au Ministère Guinéen de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique! Quelle doit être la vocation de ce département? 

Bannière du Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation.

Au lendemain de la prise du pouvoir par l’armée, des espoirs nouveaux naissant avec l’ossature posée d’un gouvernement visiblement très bien restructuré. Plusieurs ministères se sont vu modéliser. Notamment celui de l’enseignement supérieur

Les attentes sont grandes. Un ingénieur à la tête d’un gouvernement avec une réelle armée de technocrates qui a pour mission de poser les bases  qui permettront à la Guinée, d’enfin, émerger. 

Basiquement, un département de l’innovation devrait permettre :

  • D’accompagner les chercheurs dans la réalisation de leurs projets d’innovations, dans la mise en œuvre de partenariats de Recherche & Développement avec les industries, 
  • D’aider à la création de start-up vouées à porter des solutions concrètes à des problèmes sociaux ou même scientifiques . 
  • De faciliter l’ensemble des démarches nécessaires, en particulier sur le plan réglementaire et contractuel, de la recherche de partenaires et de financements extérieurs, et de la gestion de la propriété intellectuelle;
Appuyer sur le bouton de l’innovation.

Dans le domaine de la science et des technologies, la Guinée, à l’instar des autres pays de l’Afrique subsaharienne, a des retards à rattraper. Elle était l’un des rares pays qui ne disposait pas d’un département ministériel ( en tout cas à ma connaissance) spécialement dédié à l’innovation. 

Mais quoi attendre d’un tel département, piloté par une dame qui a eu l’expérience de diriger des recherches scientifiques et qui, à travers ses aventures à l’étranger, à une idée de l’impact des innovations dans le développement économique et social des pays? 

Dre Diaka Sidibé, une chercheuse et universitaire devenue la Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation.

A mon avis, le boulot devrait commencer par des rencontres avec les étudiants, entreprises et entrepreneurs, et structures gouvernementales qui ont une relation avec les nouvelles technologies. Rencontre au cours de laquelle un état des lieux sera fait et où les besoins seront identifiés. 

Une politique nationale d’identification et de promotion des innovations devrait être mise en place pour permettre à l’Etat, de savoir qui a fait quoi dans le domaine de l’innovation mais aussi de comment valoriser cette innovation et permettre à ses promoteurs d’atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés. En deux mots: les accompagner. 

Aussi, il faut trouver le moyen de redonner de l’espoir à ces nombreux jeunes qui aspirent à exceller dans le domaine des nouvelles technologies  mais qui, se retrouvent face à de grands obstacles ou freins liés à l’accès à l’encadrement dans la formation, à l’accès aux outils d’expérimentation, à une connexion internet stable et de très bonne qualité,… 

Le Sénégal, par exemple, considéré comme un paradis des start-up en Afrique de l’Ouest, a réussi à mettre un place – Croissante des technologies de l’information et de la communication (CTIC), le premier incubateur du pays. Il met à disposition des entrepreneurs des bureaux avec un accès à Internet, des espaces de travail et des experts pour les coacher. Depuis sa création, il a déjà hébergé une centaine d’entreprises, dont 85 % d’entre elles existent encore selon Jeune Afrique. 

Les start-ups ont besoins de beaucoup d’éléments pour émerger.

Selon vivafrik, le Sénégal compte neuf (9) des vingt (20) startups TECH les plus prometteuses d’Afrique francophone en 2019. Cela est le résultat direct des efforts du gouvernement Sénégalais  qui avait engagé récemment la réforme “Start-up act”, inspirée du modèle rwandais qui offre une politique publique de soutien à l’innovation et certaines facilités fiscales. Un véritable coup de pouce à l’innovation.

Selon StartupBRICS, le 1er blog en français 100% dédié à l’actualité Tech, Innovation & Startups des BRICS et des pays émergents, L’Algérie, le Ghana, la Côte d’Ivoire et la République du Congo devraient, à leur tour,  se doter d’une telle législation dans les prochains mois. Pourquoi pas la Guinée ?

En attendant la finalisation de la fibre optique, de la Data Center et de la Techno pôle de Sonfonia, plusieurs efforts devrait être consentis par l’Etat et les couches impliquées dans le Tech & Innovation pour donner le souffle à la Guinée sur le podium des start-ups techs et initiatives d’innovations africaines. Place au travail et à la mise en place d’une véritable politique publique de l’innovation !

Dinguiraye, cette usine de cadres qui ne fonctionne plus.

En Guinée, les villes de Dinguiraye et de Mali sont réputées pour leur nombre incontournable d’intellectuels. Je ne sais pas pour la ville de Mali, mais celle de Dinguiraye a bénéficié de la participation de très grands cadres, formateurs, qui, au fils du temps ont réussis à former de brillants et d’excellents élèves. Ils étaient surtout reconnus par leur rigueur dans les classes.

Portail du plus ancien et du plus grand lycée de Dinguiraye.

En Décembre 2010, je venais poursuivre mes études à Conakry . Et à partir de cette année, j’ai toujours passé mes vacances à Dinguiraye.
D’une année à une année autre, j’ai remarqué une profonde transformation de la jeunesse locale. Le constat est alarmant. La transformation n’est pratiquement pas orientée vers le bon côté.

Les langues ( Français et Anglais) banalisées par l’ensemble ( élèves et encadreurs) de façon globale. Est-ce parce qu’on aimes trop nos langues locales? Ou parce qu’il y’a un complexe developpé depuis les premières années d’écoles chez ces élèves ? Je me demande…

En effet, l’école a cessée de former, la jeunesse d’étudier, les parents de contrôler. La délinquence s’est pointée et les jeunes sont bercés par les vices. Des moins dangereux aux plus dangereux. Plus grave, même les préadolescents sont concernés par ce fléau de délinquance grandissant.


Partout dans la ville, ça fume, ça boit, ça se drogue. Aller à l’école n’est plus une priorité. La facilité qu’ont les élèves de corrompre les autorités éducatives fait qu’ils ne se soucient plus d’échouer ( me temoignent certains professeurs du Lycée EOT).
La délinquance rend certains insaisissables et extrêmement perturbateurs. Pire, ils n’ont peur d’aucune sanction. Ceux qui veulent apprendre, ne parviennent pas à le faire comme ils le veulent.
Les carences et les inconstances de certains encadreurs font qu’ils accumulent beaucoup trop de lacunes.
Il y’a aussi une sorte clanisme développé au sein de l’administration de l’école ( m’a-t-on fait remarquer), qui engendre une guerre d’égaux et qui conduit à la détérioration des conditions d’enseignement et d’études au sein de l’école.

Sinon, j’ai eu à discuter avec certains ainés. Ils m’ont parlés des remarquables promotions , élèves qui sont passés par EOT. Il est vrai que les temps ne sont plus les mêmes mais, à mon avis, il est encore possible de redynamiser cette école et même avec plus d’efforts, toutes les écoles de la ville.


Car, Croyez-moi, il y’a du potentiel, de jeunes aux talents et au courage d’acier.
Et, j’ai croisé la-bas des élèves extrêmement débrouillards qui ont quand-même besoin d’être soutenus par un système amélioré ( Excellents professeurs, excellents encadreurs, maximun d’outils)

Copyright – guineematin.com

Mais comment résoudre le problème ou les problèmes?
Mon avis :

  • Attirer l’attention des parents et des autorités sur la poussée de la dilinquence à Dinguiraye ( même si beaucoup le savent );
  • Efforts collectifs dans la sensibilisation sur les méfaits de la consommation des stupéfiants…
  • Mise en place d’une politique et d’un comité indépendant de suivi evaluation de l’enseignement à Dinguiraye.
  • Créer un système de lobbying de ressortissants et cadres, assez puissant pour imposer des encadreurs talentueux et rigoureux!
  • Mettre en place un centre de conseil scolaire, professionnel et de Coaching.
  • Créer une presse scolaire pilotée par des élèves et qui informera, sensibilisera a travers des articles de blog, des vidéos sur Facebook et autres…
  • Encourager les meilleurs élèves à travers de prix d’excellence, des bourses…
  • Créer des compétitions culturelles et Scientifiques entre les élèves et les écoles…
  • Promouvoir la lecture à l’école et en déhors de l’école.
  • Cultiver l’auto formation;
  • Faire du storytelling des cadres qui sont passé par Dinguiraye, notamment par le Lycée EOT.

LETTRE OUVERTE D’UN CITOYEN À L’ETAT GUINÉEN.

Cher État !
Nous avons tous acceptés de te céder une partie de notre souveraineté pour te la confier. D’où ta légitimité ! En contrepartie, tu dois nous assurer le rôle qui est le tien. Fort malheureusement, on nous tue et tout ce que tu sais faire, c’est de nous promettre le même refrain. C’est-à-dire, l’ouverture de tes fameuses enquêtes qui ne se fermeront jamais.

De nos jours, Il y a plus une centaine de personnes assassinées par balles dans notre aimable pays dont tu ne cesses de salir l’image. Peux-tu me dire la suite de tes enquêtes ouvertes ? Non ! Parce qu’en réalité, tu n’as jamais ordonné une quelconque enquête. Ou du moins, les quelques-unes que tu as ouvertes, c’est uniquement contre tes paisibles citoyens qui ne faisaient qu’exercer un droit constitutionnel. A ce niveau, on a tous observé la diligence avec laquelle tu as mis ta machine répressive en branle.

Cher État, ai-je besoin de te rappeler que la mort est difficile à supporter même lorsqu’elle est naturelle ? Alors imagine si elle est le fait d’un criminel sans foi ni loi qui agit soit parce qu’il n’est pas d’humeur ou parce qu’il a la garantie de ton impunité ou encore parce que tu l’as ordonné. Qui sait ?

Il est d’un constat, aujourd’hui, même les plus souples se radicalisent et tu peux t’en féliciter d’être le seul et l’unique responsable. Tu procèdes à des tueries sélectives pour donner l’impression que le problème est une affaire de peuls contre malinkés. Tout ce que tu attends de cette ignominieuse idée, c’est de voir les uns se révolter contre les autres pour faire ce que les États les plus nuls font : « diviser pour mieux régner », parce qu’en réalité tu n’as aucun projet sérieux à faire valoir et donc, tu n’as aucun intérêt à ce que le peuple soit solidaire les uns des autres.

Cher État, on m’a toujours appris à être respectueux. Mais dis-moi comment pourrai-je avoir du respect pour un État qui se soucie beaucoup plus des dégâts matériels que des pertes en vies humaines ?

Je termine en te disant que tu dois impérativement changer de méthodes car, avec celles-ci, tu ne feras que radicaliser ton propre peuple qui, malheureusement continuera à s’attaquer aux biens publics pour exprimer son ressentiment. Tiken ne disait-il pas de « gérer les tensions sinon les réactions seront fatales »

Alors réfléchissez-en!

Comment venir à bout du chômage ?

Pendant que la jeunesse guinéenne inonde toujours le statut  » Au chômage « , des tonnes d’opportunités d’études  et de travails apparaissent et disparaissent au quotidien. Il est évident que nous pouvons faire baisser considérablement le taux de chômage en Guinée.

Diplômés d’un système éducatif inadapté aux besoins socioéconomiques du pays et fortement touché par la corruption, la délinquance, les travers sociaux, les méfaits des réseaux sociaux, certains jeunes guinéens sont incapables d’écrire une demande d’emploi ou faire correctement une activité liée à la profession pour laquelle ils sont formés.  Ces jeunes sont alors obligés de suivre des formations supplémentaires ou même des remises à niveaux pour pouvoir décrocher un petit stage avec une misère de prime. Certains ont cependant le complexe d’aller se présenter dans une entreprise ou même dans une administration pour demander emploi minimisant le peu de connaissances qu’ils ont, ou encore se fondant sur une logique de critère d’emploi basée sur des recommandations par affinités ou par corruption . Ainsi, les diplômés sans emplois s’ajoutent aux travailleurs non qualifiés parmi lesquels d’autres n’ont suivis aucune formation socioprofessionnelle.

Pourtant le pays est un prodige de dame nature et un lieu de rendez-vous des potentialités.

L’agriculture guinéenne dispose d’importants atouts qui offrent de nombreuses possibilités d’accélération de la croissance et de création d’emplois durables. Ce potentiel présente la capacité à la fois d’assurer l’autosuffisance alimentaire de la population, de dégager des revenus d’exportation importants, notamment par le biais des cultures de rente et d’ouvrir la voie à des investissements rentables et à forte valeur ajoutée.

Le secteur privé  est en plein essor, l’entreprenariat n’est plus une profession difficile à  pratiquer à partir du moment où il y’a des investisseurs qui affluent de partout. Dans le magazine Investir en Guinée , des chiffres données  par la banque centrale de la république de Guinée (BCRG) Et de l’agence de promotion  des investissements privés (APIP) montrent que :

  1. En 2016, le taux d’investissement  avait augmenté de 25,2 % soit quatre fois plus que l’année  précédente.
  2. En 2017, 8793 entreprises  ont étés créés en Guinée contre 3037 en 2014.
  3. En 2019, 1668,8 Milliards de dollars sont investis soit près  de deux fois plus que les quatres dernières années.

Comment alors mettre toutes ces potentialités au profit de la jeunesse ?

Combattre la corruption

La jeunesse guinéenne doit apprendre à se débarrasser de toute idée de corruption. Car ceci est à mon avis la cause du manque de sérieux des élèves et étudiants vis-à-vis de leurs études. C’est-à-dire, un étudiant qui est convaincu que même s’il ne fournit pas d’efforts, il aura quand-même à travers ses  “relations” ou de l’argent un emploi et un salaire capable de subvenir à ses besoins. Cela affecte aussi l’étudiant qui prend au sérieux ses études et qui veut pousser ses études parce qu’il sera convaincu que d’une façon à une autre, il sera écarté sur le marché d’emploi au profit d’un autre plus fortuné ou qui dispose de relations.

Mettre le savoir au centre de nos préoccupations

Le savoir doit être la chose la plus convoitée par la jeunesse Guinéenne si elle aspire vraiment à soigner les maux dont elle souffre. Nous sommes tous conscients que notre système éducatif est bafoué, que certains professeurs sont mal formés, que les programmes sont presque obsolètes. Mais nous avons eu la chance d’avoir la technologie à nos côtés, chaque jours de nouvelles données se font stocker dans les serveurs. Des connaissances scientifiques et culturelles, des opportunités d’études (des bourses, des concours, des cours en ligne… ). Si vous voulez être entrepreneur , bénévole,  professionnel dans un domaine précis, vous pouvez faire des formations sur votre choix gratuitement. Vous rêvez d’étudier au Canada, Au États-Unis, en France, en Angleterre ? Utilisez ces liens pour vous renseigner et commencer la procédure.

Il est maintenant possible de suivre des cours en ligne à la Sorbonne, à Harvard, Au M.I.T  rien qu’en aillant un petit smartphone connecté . Voilà pourquoi je vous confie quelques liens sur lesquelles vous pourrez suivre des formations , participer à des concours, voir et  postuler pour des bourses d’études…

Recherchez l’expérience

Pour avoir une carrière bien rémunérée, rien de plus avantageux que l’expérience. Cependant, cette expérience ne s’acquiert que par la pratique. Or, beaucoup de jeunes guinéens vivent dans une oisiveté  exacerbée et cela fait qu’ils n’ont pas le courage d’aller chercher de l’expérience. Ainsi, pour booster les performances des jeunes, il va bien falloir qu’ils passent par des stages même s’ils n’en profitent pas du point de vue financier.

Il est possible de faire des stages dans les institutions  Internationales, dans les ONG… . L’Anglais et l’informatique sont des outils indispensables  à ceux qui sont en quête de carrière assurée. Une fois encore, je vous rappelle que l’internet  et le numérique sont à nos côtés. Moi, j’apprends l’anglais à travers l’internet sur Duolingo ( disponible  dans playstore), à travers des cours audios élaborés par Michel Thomas, et aussi à l’école. Je m’exerce en pensant en français et parlant en anglais, en échangeant  avec des personnes qui ont les bases de l’anglais. Pour l’informatique, Il existe plein de tutoriel sur YouTube qui nous permettent de faire des multitudes de choses avec l’ordinateur  et ses composantes.

L’intégration  sociale permet à  la jeunesse de comprendre la vie associative, de  s’acquierir des compétences sur le travail en groupe. C’est  aussi avec elle que se forge le leadership, la gestion des projets et des ressources  humaines.

Dans ce pays,  Il y’a encore plusieurs ONG dans lesquelles les portes sont grandes ouvertes pour ceux veulent  apprendre à être des leaders. Il y’a la jeune chambre internationale (JCI)  avec laquelle j’ai  appris beaucoup de choses ;  l’Union des jeunes leaders de Guinée (UJLEG )  au sein de laquelle je suis membre; Le Club des jeunes filles leaders de Guinée;  Agir contre le réchauffement climatique (ACOREC); Citoyens actifs (CITACT);…

Innovez, créez  ou entreprenez

Si vous optez pour être votre propre patron et fonder votre propre business, vous avez encore choisi un bon chemin.

Si vous avez une idée,  Et que vous voulez la transformer en projet puis en business,  vous pouvez vous faire assister par l’incubateur Sabou Tech ; Oser Innover, avoir des renseignements sur la création  de votre entreprise en ligne sur le site de l’APIP.

Maintenant que vous le savez,  la balle est dans votre camp pour inonder le monde du leadership et avoir des carrières  professionnelles de rêves.

Et,  surtout sachez que vous jeunes,  êtes les artistes de l’avenir. Donc, soyez prêts pour changer le monde pour que demain soit meilleur.  

Le football m’a renié, la plume m’a bercée

Je m’appelle Tall Amadou, j’ai  17 ans et je suis élève en classe de Terminale sciences mathématiques, à Sainte Marie de Ratoma. Je suis né à Dinguiraye, Ville sainte officiellement fondée par El Hadj Oumar Al Foutiyou Tall, dont je suis de la Sixième génération des descendants. Je vis à Conakry depuis décembre 2010 .

Depuis tout petit obstiné par la créativité, je suis avant tout un petit bricoleur qui passait une bonne partie de son enfance à collectionner des objets d’électroniques ou qui paraissaient intéressants. Les documentaires, les livres classiques, les encyclopédies, les dictionnaires et les jeux vidéo de simulation étaient mes objets de loisirs. Contrairement à beaucoup de mes amis, je ne jouais pas au football, j’étais capable de rater un ballon qui se trouvait sous mes pieds. je me suis fait violence pour ne pas tomber dans les pièges de l’adolescence, même si parfois certains de mes camarades ont essayés de m’embobiner.

Il n’y a pas longtemps, j’ai croisé le chemin de l’écriture. J’ai commencé à écrire, avec des proses fantaisistes, satiriques, parfois même sarcastiques. C’est un nouveau monde qui s’est ouvert à moi , celui de  la folie des mots. A partir de là, quand je marche, c’est comme si je faisais un match de puzzle, les mots me viennent, je les assemble et bingo! j’ai une phrase, deux, un paragraphe, ainsi de suite. Il m’arrivait parfois de chanter ces vocables jusqu’à destination tout en essayant de retenir le maximum. Quelques fois l’on me traitait d’extravagant tellement que j’étais bizarre, silencieux ou même déréglé. Tantôt je vis avec mon entourage, tantôt dans mon nouveau monde.

Ayant eu conscience de la situation sociale, économique et politique de la Guinée, je me  suis rendue compte que si rien n’est fait, et mon avenir, et celui de ma nation seront menacés. J’ai pris ma plume pour transcrire ma pensée, elle est devenue mon  arme. Je la trempe dans une encre issue des larmes de mon âme. La même qui brûle dans les flammes de la misère sociale tendant à miner économiquement mon quotidien de citoyen aux droits sabotés et piétinés.

Sur les réseaux sociaux, dans les écoles, les quartiers, mes écrits ont fait des échos. Je récoltais des partages, des commentaires, des likes, des messages, des invitations , des félicitations… J’étais en quelque sorte l’adolescent qui se démarque que  de l’ensemble. Je ne me suis pas limité là, je me suis ouvert à la recherche du savoir, je fais des cours en ligne avec le Young African Leader Initiative ( YALI ), avec google, des formations physique etc… Le savoir ne se cherche pas qu’à l’école, saisir les opportunités qui me viennent, c’est ça mon secret…

Mon rêve, c’est de faire partie de ceux qui fabriquent les briques qui vont servir à construire cette guinée  victime des régimes merdiques, d’une jeunesse indécise, celle qui rêve d’une vie meilleure, mais continue à accepter d’aller voir ailleurs, réussir ailleurs et mourir ailleurs. J’étais dans l’obscurité, je veux être une source de lumière pour les autres, me faire revivre éternellement après que je sois parti vers les cieux telle la volonté de mon Dieu. Je rêve d’être parmi les aïeux de ceux qui vont réussir à maintenir la paix dans le monde, à agir avec humanisme.

Pour cela, j’ai choisi l’écriture qui d’ailleurs est une vocation pour moi. c’est un chemin que j’ai emprunté parce que je pense qu’il est meilleur et qu’il va me permettre de matérialiser ma pensée, participer en quelque sorte à l’évolution de ma nation qui constitue  passion de mes rêves. Pour moi, écrire c’est donner un réel sens à mon existence. Ainsi, Daroum digital talent est cette formation initiée par l’association des blogueurs de Guinée ( ABLOGUI) qui vient me rallier aux rangs de mon combat. elle vient non seulement pour me permettre de faire un développement personnel, mais aussi me faire acquérir des connaissances, des expériences et de développer ma tribu sociale…

Bref, #DDT c’est quelque chose qui est avant tout issue de l’humanisme, de l’envie d’honorer la mémoire d’un homme de la plume et d’en créer d’autres, voilà pourquoi j’ai décidé de déposer candidature pour cette formation, la même qui m’a permise d’écrire ce billet sans bugs après m’avoir fait créer ce blog. Ici, je parlerai de diverses choses notamment de la jeunesse, de l’éducation, de développement personnel, de la nature…

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer