Un volet innovation rajouté au Ministère Guinéen de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique! Quelle doit être la vocation de ce département? 

Bannière du Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation.

Au lendemain de la prise du pouvoir par l’armée, des espoirs nouveaux naissant avec l’ossature posée d’un gouvernement visiblement très bien restructuré. Plusieurs ministères se sont vu modéliser. Notamment celui de l’enseignement supérieur

Les attentes sont grandes. Un ingénieur à la tête d’un gouvernement avec une réelle armée de technocrates qui a pour mission de poser les bases  qui permettront à la Guinée, d’enfin, émerger. 

Basiquement, un département de l’innovation devrait permettre :

  • D’accompagner les chercheurs dans la réalisation de leurs projets d’innovations, dans la mise en œuvre de partenariats de Recherche & Développement avec les industries, 
  • D’aider à la création de start-up vouées à porter des solutions concrètes à des problèmes sociaux ou même scientifiques . 
  • De faciliter l’ensemble des démarches nécessaires, en particulier sur le plan réglementaire et contractuel, de la recherche de partenaires et de financements extérieurs, et de la gestion de la propriété intellectuelle;
Appuyer sur le bouton de l’innovation.

Dans le domaine de la science et des technologies, la Guinée, à l’instar des autres pays de l’Afrique subsaharienne, a des retards à rattraper. Elle était l’un des rares pays qui ne disposait pas d’un département ministériel ( en tout cas à ma connaissance) spécialement dédié à l’innovation. 

Mais quoi attendre d’un tel département, piloté par une dame qui a eu l’expérience de diriger des recherches scientifiques et qui, à travers ses aventures à l’étranger, à une idée de l’impact des innovations dans le développement économique et social des pays? 

Dre Diaka Sidibé, une chercheuse et universitaire devenue la Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation.

A mon avis, le boulot devrait commencer par des rencontres avec les étudiants, entreprises et entrepreneurs, et structures gouvernementales qui ont une relation avec les nouvelles technologies. Rencontre au cours de laquelle un état des lieux sera fait et où les besoins seront identifiés. 

Une politique nationale d’identification et de promotion des innovations devrait être mise en place pour permettre à l’Etat, de savoir qui a fait quoi dans le domaine de l’innovation mais aussi de comment valoriser cette innovation et permettre à ses promoteurs d’atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés. En deux mots: les accompagner. 

Aussi, il faut trouver le moyen de redonner de l’espoir à ces nombreux jeunes qui aspirent à exceller dans le domaine des nouvelles technologies  mais qui, se retrouvent face à de grands obstacles ou freins liés à l’accès à l’encadrement dans la formation, à l’accès aux outils d’expérimentation, à une connexion internet stable et de très bonne qualité,… 

Le Sénégal, par exemple, considéré comme un paradis des start-up en Afrique de l’Ouest, a réussi à mettre un place – Croissante des technologies de l’information et de la communication (CTIC), le premier incubateur du pays. Il met à disposition des entrepreneurs des bureaux avec un accès à Internet, des espaces de travail et des experts pour les coacher. Depuis sa création, il a déjà hébergé une centaine d’entreprises, dont 85 % d’entre elles existent encore selon Jeune Afrique. 

Les start-ups ont besoins de beaucoup d’éléments pour émerger.

Selon vivafrik, le Sénégal compte neuf (9) des vingt (20) startups TECH les plus prometteuses d’Afrique francophone en 2019. Cela est le résultat direct des efforts du gouvernement Sénégalais  qui avait engagé récemment la réforme “Start-up act”, inspirée du modèle rwandais qui offre une politique publique de soutien à l’innovation et certaines facilités fiscales. Un véritable coup de pouce à l’innovation.

Selon StartupBRICS, le 1er blog en français 100% dédié à l’actualité Tech, Innovation & Startups des BRICS et des pays émergents, L’Algérie, le Ghana, la Côte d’Ivoire et la République du Congo devraient, à leur tour,  se doter d’une telle législation dans les prochains mois. Pourquoi pas la Guinée ?

En attendant la finalisation de la fibre optique, de la Data Center et de la Techno pôle de Sonfonia, plusieurs efforts devrait être consentis par l’Etat et les couches impliquées dans le Tech & Innovation pour donner le souffle à la Guinée sur le podium des start-ups techs et initiatives d’innovations africaines. Place au travail et à la mise en place d’une véritable politique publique de l’innovation !

Publié par amasada2

Poète, blogueur, activiste humanitaire.

2 commentaires sur « Un volet innovation rajouté au Ministère Guinéen de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique! Quelle doit être la vocation de ce département?  »

  1. Une très belle analyse qui, si elle est mise en pratique pourrait permettre d’atteindre les objectifs dans l’innovation pour apporter plus de facilité dans le fonctionnement de nos différents institutions… Grand Respect à toi jeune frère….

    Aimé par 1 personne

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